Recontre dans un Sexe shop

C'était un quartier de la nouvelle ville dans laquelle je venais d'emménager que je ne connaissais pas encore. Il m'arrivait, assez régulièrement, d'y passer en voiture mais je ne m'y étais jamais arrêtée. Bien sûr j'en avais entendu parler.  Le quartier chaud d'une grande ville, même de province, tout le monde connaît même si tout le monde ne le fréquente pas. En cette fin de journée passée à faire les boutiques, à bifurquer de rues étroites en boulevards, j'avais atterri près de la gare. Je ne pouvais m'empêcher de regarder tous les sexe shop et leurs annonces de spectacles pour adultes. Je n'étais jamais entrée seule dans un sexe shop mais l'idée m'excitait.

                Je venais de parcourir la rue de long en large de nombreuses fois, sans m'arrêter vraiment mais en sentant l'excitation monter progressivement. Autant que l'appréhension d'ailleurs. Je n'osais ni m'arrêter ni n'entrer dans aucun d'eux.

Mais j'avais envie d'oser ! Quel mal y avait-il à entrer ? Quel danger pouvais-je courir ? Forte de cette idée de ne pas risquer grand-chose,  je décidais de me lancer. Mais, dans lequel entrer ? Je choisis finalement celui qui se trouvait en fin de boulevard, la rue me paraissant moins fréquentée à cet endroit un peu retiré.

                C'est le cœur battant la chamade que je poussais la porte des lieux. L'endroit n'était pas très éclairé, mais aéré et propre. Le gérant, derrière son comptoir, occupé à trier des revues, me gratifia d'un agréable bonjour doublé d'un sourire éclatant. Trop bien coiffé, son foulard autour du cou et son petit blouson serré m'indiquèrent tout de suite que les femmes ne devaient pas l'intéresser plus que cela… Son sourire, même sincère, ne s'adressait pas à moi, la femme, mais à la cliente. Des têtes se tournèrent à mon entrée dans ce lieu. Deux, trois hommes et un couple étaient occupés devant des présentoirs. Je flânais un moment autour des rayons, finalement déçue de l'endroit. J'étais surprise par la petitesse du lieu. Pourtant, alors que je continuais ma progression, j'aperçus un panneau invitant les visiteurs à se rendre à l'étage supérieur pour accéder à la boutique de sex-toys en tout genre et lingerie coquine. Tout près, un petit néon clignotant indiquait qu'en ce moment, à l'étage inférieur, Manuella se donnait en spectacle live. A l'étage où je me trouvais, ce n'était que la partie vidéo club et librairie.

                                                             L'escalier près de moi conduisait donc aux spectacles, au peep show.

C'est de ce côté-ci que j'allais avec une certaine assurance que j'étais loin d'éprouver. L'escalier menait dans une cave. Il y faisait presque noir. L'éclairage tamisé au-delà de la décence, provenait de plusieurs sources de petites lumières rouges. Mes yeux s'habituant peu à peu à cette pénombre, je commençais à distinguer des silhouettes, des couloirs et des portes, de nombreuses portes. Toutes étaient fermées. Mon imagination commença à galoper. A quoi ressemblaient les voyeurs enfermés dans leur petite cabine ? Etaient-ils en couple ou étaient-ils seuls derrière ces portes ? Se caressaient-ils ? Arrivaient-ils à prendre du plaisir jusqu'à la jouissance ?

                Dans les couloirs étroits, plusieurs hommes se baladaient, fumaient ou attendaient près d'une porte fermée. Plusieurs écrans, ici et là, diffusaient des bandes annonces de films X. Je n'osais pas bouger de l'endroit où je m'étais arrêtée, ne voulant pas passer devant ces hommes qui, pourtant, visiblement, n'allaient pas me sauter dessus. Mais l'arrivée d'une femme seule avait déjà mobilisé l'attention et bon nombre de sourires salaces et je ne souhaitais pas provoquer davantage. Faire des rencontres n'était pas mon but ce jour-là. Je ne venais que pour moi. Quand soudain, près de moi, une porte s'ouvrit et je vis une ombre s'en aller furtivement. Je ne savais pas si c'était mon tour mais je n'avais pas envie d'attendre plus longtemps dans ces couloirs. J'étais la seule femme, et même si personne ne m'importunait, je ne me sentais pas très à l'aise d'être là, à attendre, sous le regard appuyé de mes voisins de couloirs. Alors, sans attendre, je m'engouffrais dans la cabine et fermais la porte. En me retournant, surprise, je me rendis compte que je n'étais pas seule. Un homme était déjà installé.

« Mais…. Je viens de voir quelqu'un sortir… j'en ai déduis…. » commençais-je à dire comme si je m'excusais et déjà prête à sortir.

« Chut ! Chut ! répondit l'homme, vous pouvez rester, si cela ne vous dérange pas. Le spectacle est excellent ».

                Cette voix chaude, suave et très profonde me chavira. Peu de mots échangés et pourtant l'ambiance devint soudain électrisante, ses mots suspendus dans l'air étouffant. J'étais littéralement clouée sur place. Mal à l'aise, embarrassée. Comment avais-je pu me mettre dans cette situation ? Face à moi, à travers la vitre, une petite brune, la fameuse Manuella, complètement nue, en train de se faire prendre tandis que tout près de moi, à quelques centimètres, un homme que je ne voyais pas mais que je pouvais imaginer.

La fille poussait des petits cris stridents tandis qu'un homme, derrière elle la prenait à grands coups. Il la sodomisait. Devant ce spectacle, je sentis mon sexe s'inonder. Je n'osais pas bouger, paralysée par la présence de cet homme avec moi dans la cabine. Lui par contre se masturbait doucement, Je le voyais de côté, et devinais son bras qui allait et venait sur son sexe. Je restais là un moment à les regarder, lui et l'écran. Cette situation était gênante et troublante. J'assistais aux ébats d'un couple, tout près d'un homme que je ne connaissais pas et qui se masturbait. Comme je ne m'étais pas enfuie en courant, il me dit de sa voix profonde "Installez-vous. Profitez du spectacle »" Je me demandais bien comment je pouvais m'installer vu qu'il n'y avait qu'un siège et qu'il l'occupait déjà. Comme s'il avait deviné mes pensées, il recula son siège et m'offrit de m'asseoir sur l'accoudoir. Je m'assis et en silence, je regardais le petit écran. Lui continuait de se caresser. Je le voyais faire sans le regarder. Ma respiration était légèrement saccadée et j'étais sûre qu'il l'entendait. J'aime me caresser et me faire jouir en regardant des films pornos. Là, je ne le pouvais pas. Je restais droite, coincée, toujours emmitouflée dans mon manteau.

                La fille maintenant, avait du sperme plein le visage. Elle semblait adorer ça. Elle suçait goulûment la queue de son partenaire comme pour ne rien perdre de sa précieuse semence. Hypnotisée par le spectacle, je sentais mon minou tout moite qui réclamait mes doigts mais je ne pouvais oublier la situation dans laquelle je me trouvais. La présence discrète mais au combien perceptible de l'inconnu.

C'est à ce moment précis, que la voix de l'homme se fit à nouveau entendre, toujours aussi chaude. « Caressez-vous » me dit-il.

J'ai soudain senti ses mains sur mes épaules. Il me débarrassait de mon manteau. Je me suis laissée faire, sans l'aider. Puis c'est sur ma jambe que j'ai senti sa main. Il me faisait écarter les cuisses. Tout en maintenant ma jambe il me répéta « caressez-vous ». Je laissais tomber la barrière envahissante qui me faisait rester loin de mon plaisir et, comme répondant à un ordre, je relevais ma jupe et mes doigts entrèrent en contact avec ma vulve trempée. Oui, j'avais très envie de me faire jouir. Mon clitoris était gonflé et me pressait de m'occuper de lui.

                Je me caressais en silence quand, tout a coup, je m'aperçus qu'il ne se branlait plus, mais qu'il me regardait me caresser. J'allais m'arrêter mais il posa sa main sur ma chatte, et ses doigts commencèrent à me caresser. J'étais dans un tel état d'excitation, que je le laissais faire. J'appelais même sa caresse. J'étais honteuse et excitée de me faire caresser ainsi par cet inconnu. C'était pour moi une première fois. Avec un inconnu !

Il me caressait doucement, Je n'en pouvais plus. Sur l'écran la petite brune était remplacée par une sublime fille noire qui suçait deux hommes. J'étais au bord de la jouissance quand il arrêta ses caresses. Il se leva du siège en me demandant de prendre sa place. Il vint s'agenouiller devant moi, et m'ouvrant les jambes, il fit lentement descendre mon string le long de mes cuisses. Il le retira complètement et approcha sa bouche de mon sexe bouillant. Il commença par me lécher le pourtour des lèvres avant de s'emparer de mon clitoris. C'était exquis. Gêne et excitation mêlées décuplaient mon plaisir. J'avais envie de jouir, ça m'en faisait presque mal. De son autre main, il caressait mes seins à travers le tissu de mon chemisier. Ma jouissance est partie de loin et a jailli brusquement. Il continuait à me caresser avec sa langue et tirait sur la pointe de mon sein qu'il avait fait sortir de mon corsage. Ce fut exceptionnellement fort et j'étais littéralement inondée de ma mouille.

                Sans me laisser le temps de reprendre mes esprits et profitant de ce moment si intense, il se releva et vint placer son sexe à hauteur de ma bouche. Il n'eut pas à me forcer car mes lèvres s'ouvrirent largement pour le laisser entrer. Je me mis à faire de longs et lents va et vient sur cette tige brûlante et bien droite. J'aspirais sa queue avec douceur, c'était chaud. Il était si dur que c'était presque douloureux quand il s'enfonçait loin au fond de ma gorge. De sa main libre il continuait à exciter mes pointes de seins.

Derrière la glace sans tain, la fille maintenant se faisait prendre, en levrette, tout en continuant de sucer le deuxième homme. Mais moi, je ne voyais plus que cette queue, celle-là, bien chaude, qui profitait de moi. L'homme prenait ma tête et guidait ma bouche. Il se servait de ma bouche. J'avais l'impression d'être baisée par la bouche. Quand il accéléra son mouvement, il était devenu très dur et énorme. Et, soudain, dans un râle plus profond que les autres, il éjacula dans ma bouche. J'étais comme folle. Je buvais ses longues giclées qui jaillissaient de son énorme queue. Il gémissait, et enfonçait sa queue aussi profondément qu'il le pouvait, J'avais l'impression qu'il n'allait jamais s'arrêter. Sa queue était devenue un peu plus molle mais c'était comme si il voulait se vider de ses dernières gouttes.

                Quand il eut finit, il se retourna et me dit « Merci. Partez maintenant ». J'eus un instant d'hésitation, j'étais comme perdue. C'était si cavalier. Mais sans autre mot de sa part, je me sentais maintenant presque honteuse de ce qui venait de se passer. Il m'avait fait jouir. Je l'avais fait jouir aussi. Voilà tout. Je remis mon manteau et sans un mot quittais la pièce furtivement.

Etait-ce ce qui venait de se passer quand, alors que j'attendais dans le couloir, j'avais vu une ombre sortir précipitamment de cette même cabine ? Pourtant j'avais bien crû deviner la silhouette d'un homme…. Et alors ? Que m'importait les goûts de ce monsieur dont je n'avais même pas pu voir le visage et que je ne reverrai jamais ?

 

                Tandis que je remontais à l'étage, je réalisais que j'avais oublié de reprendre mon string, mais je ne revins pas sur mes pas et sortis du sex-shop précipitamment, Il m'a fallu un long moment pour recouvrer mes esprits. Moitié honteuse, moitié heureuse, je suis rentrée chez moi. Cette première fois qui me semblait inachevée me laissait entrevoir d'autres prochaines fois… peut-être plus actives.

 

Et si j'avais décidé d'allumer ces hommes dans ce couloir… ?

Cette première fois qui avait été loin de me déplaire, me laissait entrevoir de nombreuses prochaines fois….

 

 

Merci de voter pour nous

 



Article ajouté le 2008-03-29 , consulté 1868 fois

Liens

Voir les articles de la catégorie " Histoires érotiques "

Retour aux articles
Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Blog illicite ? | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion

Créer un blog gratuit avec Blog4ever - Jeux sexy

Recherche :

Faites des rencontres